galerie octObre art contemporain

421 / Transferts /

29 Janvier 2006, 08:23am

Publié par galerie octObre

Peintures de Danielle Grekoff

Du mercredi 11 janvier au vendredi 3 février 2006,
du mardi au vendredi de 13 h à 20 h ; le samedi sur rendez-vous.
Vernissage le jeudi 12 janvier de 18 h à 22 h.

 

Film octObre #7  /Transferts/  2 mn 6 s

 

 

 

 

 

 

 

Exposition /Transferts/ des peintures de Danielle Grekoff à la galerie octObre du 11 janvier au 3 février 2006, du mardi au vendredi de 13 h à 20 h.

Danielle Grekoff nous livre ses "Carnets d'humeur" : 18 toiles de 35 cm par 1,47m, peintes par transferts d'encres de couleur et d'articles de journaux sur pastels gras au cours de l'été 2005. Un travail d'écriture, sur le corps et la relation à l'autre corps, à l'autre sexe. Par extension, la relation à tous les autres corps du monde, à travers les médias qui en font le compte rendu : la presse pour les 18 toiles, Internet pour les quatre cahiers 30 x 40 présentés également lors de cette exposition /Transferts/.

Danielle Grekoff travaille sur la maille, sur l’espacement. Elle poursuit son travail sur la trame, la limite : elle pénètre au cœur du non-dit pour exprimer, par juxtapositions et superpositions, les fluages et les fluxions du monde. Fluctuations plastiques qui installent, sur le fil, sa posture artistique en mouvement.

 

 

 

 

Dans ce travail, c'est le mot /rapport/ qui compte.
Et plutôt au pluriel, comme dans "transports". 
Plusieurs dimensions sont convoquées : dimensions géographique, mécanique, linguistique, géométrique, plastique, du fait de transporter, de rapporter, une forme, un mot, une marchandise, d'un lieu à l'autre.
Et dimension amoureuse du rapport, du transport de l'information organique et contemplative, du battement poétique. Un travail sur la relation, un récit de la relation : des formes, nodules ou matrices, liées et informées du flux d'une veine, d'un sou-venir. Des formes qui, par l'effacement, le transfert, deviennent éléments d'un de-venir.

La recherche de l'artiste ouvre sur l’entre-deux.

Elle nous montre, d’un fil à l’autre de son quadrille coloré, des mondes qui interfèrent : une miniature byzantine,un article de journal, une senteur, un désir, un transfert.

Le transfert, elle le met en oeuvre dans sa pratique plastique en plusieurs mouvements, en plusieurs temps : colorer, imprimer, encoller.

Dans ces longues toiles présentées à la galerie octObre en ce mois de janvier 2006 nous aurons à trouver la respiration de l’auteur, à nous caler dans son souffle, à prendre son pouls : c’est dans l’espace et le temps de cette respiration avide de vie, pénétrant la vie, que se situe la réalité de cette oeuvre qui déroule, entre science et romantisme, une vraie histoire d’artiste et de peinture.