galerie octObre art contemporain

212 / C'est un jardin... /

16 Juin 2004, 10:00am

Publié par galerie octObre

Peintures de Leslie Greene

Du jeudi 17 juin
au samedi 10 juillet 2004,
du mardi au samedi
de 15 h à 19 h.


Vernissage le samedi 19 juin
de 18 h à 21 h.

Cette exposition pourrait s'appeler : /TU ME FAIS TOURNER LA TETE/ 

ou bien  : /C'EST UN JARDIN  EXTRAORDINAIRE/ 

ou encore  : /RITOURN-ELLE/.


Leslie Greene, peintre et New-yorkaise, habite à Paris non loin du canal St-Martin.
Elle travaille par séries et par couches (encre, aquarelles et huile) des paysages contemporains à la spatialité prometteuse, des jardins intérieurs où fleurs et fruits nous invitent du côté du spirituel. Dans les peintures de Leslie Greene, le mouvement est double : dans le sens de la profondeur (de mon cœur au cœur du tableau) et dans le sens de l’élévation. 

Une douzaine d'expositions sont à son actif, tant en France qu'aux Etats-Unis.


Nous nous réjouissons de débuter l'été avec Leslie et cette exposition de ses oeuvres nouvelles qui nous entrainent dans un manège dont nous ne nous lassons pas.

 

                              

Comme on parle de la bouteille à moitié pleine, à moitié vide, la question à propos de cette exposition serait : par la peinture de Leslie Greene, sommes-nous invités ou empêchés de pénétrer dans un jardin ? (*)

À y bien regarder, si la joie y est toute plénitude, si la musique y est toute vibratoire, c’est que ces jardins en peinture sont tout intérieurs. C’est bien dans une intériorité qu’on nous invite : dans un espace corporel interne qui résonne des douleurs et des joies, des organes, des fluides et des gazs.

La plus grande toile, « Inner City », l’annonce : c’est du corps dont il s’agit ici.

Et ce qui, dans la peinture, peut sembler barrière à ce jardin, à cette intimité que Leslie Greene nous ouvre entièrement, serait comme une ligne tracée dans le sable qui dirait l’incapacité d’aller encore plus loin (dans l’ouverture, le dévoilement, l’offrande).    

"Spiracle" est le titre d’un des tableaux, celui que je trouve le plus beau (le spiracle, c’est le trou d’oxygénisation de la baleine). Finalement, c’est peut-être le vrai titre de l’exposition. Entre « spirale » et « miracle », Leslie Greene nous entraine dans un discours pictural très construit qui parle d’autre chose que de formes et de couleurs. Elle nous livre son rapport de femme au monde : ses rêves d’enfant et sa construction de mère. Elle nous parle exactement de l’intérieur de la peinture.

 

 


http://leslie.greene.free.fr/

 


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/COFFEE CLUB/ janvier 2007